Stéphane PÉPE expert dans la Vente Mobilier & Objet D’art du Samedi 15 Juin à L’hotel des vente de NICE RIVIERA

vous présente “LA PRAIRIE  ET LE RUISSEAU “, réalisée vers 1883  par Raoul LARCHE 1860 – 1912. Cette sculpture

est une  épreuve  en bronze à patine brune reposant sur un socle en Brèche verte.                                                        

Signé Raoul LARCHE, sur la terrasse.                                                                                                                                     

Fonte d’édition ancienne numérotée.                                                                                                                                   

Cachet. SIOT-DECAUVILLE Fondeur Paris.                                                                                                                             

H. sculpture 50 cm.

Œuvre en rapport. 

Musée d’Orsay, Paris ; sculpture en marbre de Carrare datée 1893.

Groupe en marbre, 1,50 m, conservé à Paris au Sénat dont l’esquisse en terre-cuite se trouve à Paris au Musée d’Orsay.

Une autre version en marbre de 1902, est conservée à Copenhague à la Ny Carlsberg Glyptotek.

Bronze (fondeur Siot-Decauville). Vente Lombrail. 20/10/2006. Lot 108.

On note également une édition en biscuit par la Manufacture de Sèvres au musée national de la céramique..

François Raoul LARCHE, dit Raoul LARCHE, né le 22 Octobre 1860 à Saint André de Cubzac et décède le 3 Juin 1912 à Paris, est un sculpteur Français dont son œuvre est représentative des styles néo- baroque et Art nouveau.

Il débute au Salon des artistes français 1884 et expose très régulièrement jusqu’en 1911. En 1886, il obtient le second grand prix de Rome. Cette année-là, le sujet du concours était Tobie retirant le poisson de l’eau.

Il reçoit une médaille de troisième classe en 1890, une médaille de première classe en 1893, une médaille d’or à l’exposition universelle de 1900 et une médaille d’honneur en 1910.

François-Raoul Larche est l’un des nombreux artistes à avoir été influencé par la danseuse américaine, Loie FULLER. La lampe de 1901 inspirée de la danseuse, par son pouvoir évocateur, le classe parmi les sculpteurs qui ont rompu avec l’art académique et lui assura une grande notoriété. C’est ainsi qu’il crée de nombreux objets d’art et pièces décoratives en bronze et en étain (lampe, vase, lustre, coupes décoratives…) qui ont été édités par la fonderie d’art Siot – Decauville à Paris. Il a produit également plusieurs statues religieuses telles une Jeanne d’Arc à l’église de Gagny ou Saint-Antoine à l’Église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts à Paris.

Membre du jury de l’École des beaux-arts de Paris et du Salon des artistes français, il entre, en 1904, au comité de la Société des artistes français. Il est promu officier de la Légion d’honneur le 16 mai 1910.

Alors que son atelier était situé au no 6 de la rue Mornay dans le 4e arrondissement de Paris, il résidait souvent en Seine-et-Oise à Coubron, où sa maison existe toujours.

Le 3 juin 1912, il est renversé par une voiture alors qu’il se promenait, au bras d’un ami, dans les rues de Lagny. Transporté dans le coma dans un établissement de santé parisien, il meurt le soir même. Après la cérémonie funéraire à l’église Notre-Dame-d ‘Auteuil, le corps a été transporté à Coubron où eut lieu l’inhumation5. Sa tombe, située dans le cimetière de la commune, est surmontée d’une reproduction de l’une de ses statues. La commune fit élever un monument commémoratif dans la parc de la mairie : il est orné de son groupe en bronze Les Faunes.

En 1920, le Salon des artistes français organise une exposition rétrospective de son œuvre au Grand Palais à Paris.

Sa veuve proposa de faire donation d’œuvres de son mari à la ville de Bordeaux à condition qu’une salle Raoul-Larche soit créée dans le musée des beaux-arts. Cette salle, inaugurée le 5 décembre 1921, a été supprimée au début des années 1930, période durant laquelle l’Art nouveau était totalement tombé en disgrâce aux yeux des conservateurs de musée.

Le 14 juin 1937, la totalité des pièces de l’atelier de Raoul Larche est mise en vente à l’hôtel Drouot à Paris.

La place de la mairie de Saint-André-de-Cubzac porte son nom, ainsi qu’une avenue à Coubron et à Saint-Médard-en-Jalles.